L'agriculture biologique - Les contrôles

 

Le cahier des charges européen de l’agriculture biologique définit précisément la mise en application des principes de l’agrobiologie et ce, pour l’ensemble les productions : végétales, animales et plus loin, après récolte, il règlemente précisément leur transformation.

Il prévoit en outre l’obligation de soumettre l’activité à un contrôle régulier avant d’obtenir la labellisation.

Sur l’étiquette d’un produit "issu de l’agriculture biologique" on trouvera toujours le nom d’un organisme certificateur.

C’est cet organisme, indépendant et agréé par le ministère de l’agriculture, qui a contrôlé et certifié le produit.

 

Le contrôle de l’agriculture biologique est un contrôle de filière qui suit le produit (ou ses ingrédients) du champ jusqu’au moment où il est finalement distribué. Le respect du cahier des charges de l’agriculture biologique est obligatoirement contrôlé à chaque étape de la vie du produit :

  • En culture
  • Après récolte, pendant le stockage, la transformation
  • Au moment du conditionnement
  • Pendant la distribution
  • … jusqu’à la dernière étape de commercialisation.

L’absence de contrôle à l’une des étapes entraine systématiquement la perte de la labellisation.

Par exemple, c’est tout honneur pour un confiturier d’acheter ses fruits en bio mais il ne doit pas y faire référence s’il ne fait pas contrôler et certifier son atelier et sa gamme de produits.

Le ou les contrôle(s) annuel(s) porte(nt) sur l’ensemble du système de production : parcelles agricoles, lieux de stockage, transformation, comptabilité, conformité des recettes et produits correspondants, garanties données par les fournisseurs, étiquettes…
La recherche de résidus de pesticides, métaux lourds, OGM… fait aussi partie des méthodes de contrôle. Ces analyses sont ciblées : recherche de fraudes et/ou risques de pollution par l’environnement. On pense bien sûr aux produits de traitements des cultures, élevages, produits de traitement des bâtiments, sans oublier les sources de contaminations nouvelles, dont les OGM.

Un certificat est délivré par l’organisme certificateur pour chaque produit conforme à la réglementation en vigueur au vu des résultats des contrôles.

 

La conversion à l’agriculture biologique

Techniquement parlant, le passage de l’agriculture conventionnelle à l’agriculture biologique se résonne souvent avant de passer à l’étape de la certification car il représente une sérieuse remise en cause des pratiques sans compter des risques de mauvaise récoltes à ne pas négliger pendant le temps que l’équilibre écologique des parcelles se refasse.

En terme de labellisation des productions, ce passage se fait en plusieurs étapes.

Le début de conversion sera validé par le premier contrôle d’agrément. Les pratiques doivent dès le départ être strictement conformes au cahier des charges de l’agriculture biologique. Pour autant, par précaution par rapport aux antécédents de la parcelle ou de l’élevage (c’est à dire par rapport au risque de contamination résiduelle), les productions ne seront pas commercialisables dès la première année dans la filière : C’est la période de conversion.

La première année de conversion, les techniques sont contrôlées et validés mais les productions ne peuvent y faire référence et sont vendues dans le circuit conventionnel.

A partir de la deuxième année, les productions peuvent être commercialisées sous l’appellation "produit en conversion vers l’agriculture biologique".

Il faut 3 ans pleins avant de pouvoir obtenir la certification totale : "produit issu de l’agriculture biologique"

 

Et dans le long terme

La validité du certificat est limitée dans le temps et doit être renouvelée régulièrement : Les productions sont contrôlées chaque année.

L’abandon de contrôle/certification est considéré comme un retour à l’agriculture dite conventionnelle avec nouvelle période de conversion à la clé.

Chaque agriculteur ou opérateur de l’agriculture biologique doit pouvoir en permanence fournir sa licence pour l’année civile ainsi qu’un certificat en cours de validité pour tous les produits qu’il commercialise sous l’appellation "bio" ou "conversion".

 

Fleurs de citronniers Oranges vertes Clémentines

 

Notre démarche | L'agriculture biologique | Les principes | Les contrôles | Ce qui différencie les produits bios et les autres
Accueil | Présentation | Démarche | La vie du verger | Les plus | Savoirs | Liens | Plan du site | Contacts
Nos fruits | Leur saison | Fiches imprimables

ALIMEA - Fruits corses issus de l'agriculture biologique - Bravone - F-20230 Linguizzetta - Tél. : 04 95 38 88 74