le juste prix des fruits - Ce qu'il y a derrière un prix de vente

 

Ce qui intéresse en premier lieu le consommateur est le prix qu'il paye pour ses fruits.

Paradoxalement c'est de moins en moins le fruit et plus en plus le service qui coute cher.

Sur le prix d’un agrume vendu au stade de gros, le producteur va récupérer autour de 60 % qui doivent couvrir ses frais de production et lui assurer un revenu. Les 40 % restant ont été consommés par la main d’œuvre nécessaire au conditionnement, les emballages, le transport et les frais de commercialisation. Sur le prix magasin ou marché, la part qui reviendra au producteur aura encore diminué.

S’il est nécessaire que les fruits soient distribués jusqu’au consommateur, nécessitant caisses, transport et lieux de distribution, voici quelques sujets de réflexion qui appellent tous à la simplification.

 

L’emballage

Outre l’augmentation du coût des matières premières (bois et carton essentiellement pour les fruits et légumes) et de leur transport, le prix des emballages a augmenté ces dernières années, lié à leur complexification.
  • Les caisses sont de plus en plus souvent imprimées à la marque de l’expéditeur, en couleur.
  • L’unité de vente au magasin est de plus en plus petite  : la caisse de 6 kg devient la règle et remplace de plus en plus la caisse de 10 kg pour les kiwis, citrons et clémentines.
  • Les barquettes, filets et autres unités de vente consommateurs se multiplient.

Cette tendance a des répercussions négatives sur le prix des produits emballés et sur l’environnement avec l’augmentation du volume d’emballages à recycler. La caisserie en plastique pliable et réutilisable n’est pas une solution de remplacement idéale.

 

Le transport

  • Les caisseries plus petites occasionnent des pertes de place et une diminution du poids utile transporté.
  • Exemple  : En passant de l'emballage 10 kg à l’emballage 6 kg,  le poids de fruits transporté baisse de 5 % par palette = par surface au sol de camion.
  • Ce phénomène s’accentue énormément par la multiplication des suremballages.

 

Le conditionnement

  • Plus le poids unitaire est petit, plus on augmente le nombre de manipulations, pesées et déplacements d’où une augmentation du coût de main d’œuvre pour vendre la même quantité de fruits.
  • Même chose pour les présentations en alvéoles quand la fragilité du fruit ne le justifie pas.

 

La normalisation

En magasin tous les fruits d’une même caisse se ressemblent.  Ce n’est pas spontané, ni naturel mais obligatoire en raison de la "normalisation" qui règlemente la vente des fruits et légumes. Tous les fruits du verger n’arrivent pas jusqu’au magasin.
  • La normalisation est rédigée sur des critères de présentation uniquement (obligation de calibrage et taille ou poids minimum, maximum défini par espèce ou variété + critères d’aspect visuel)
  • Les tolérances qui existaient pour les primeurs biologiques - car moins traités que les primeurs conventionnels – sont de moins en moins de mise et les fruits biologiques sont de plus en plus parfaits d’aspect.  Conséquence, on écarte de plus en plus de fruits au moment du conditionnement, et pas - ce qui se justifierait - sur des critères sanitaires ou d’aptitude à la conservation.

Les fruits de tailles moyennes sont souvent préférés par habitude de consommation. Les "trop petits" ou "trop gros" sont délaissés (par manque de place, car ils se vendent moins vite…). Dans le circuit biologique aussi, certains calibres de fruits deviennent difficile, voire impossible à vendre en magasin

 

Exemple de défaut d'aspect
Dégât superficiel de mineuse des agrumes, la chair du fruit restant de bonne qualité
 
Marques sur épiderme provoquées par le froid - Mai  



plusieurs tonnes de fruits jetés
Principalement pour défaut de présentation

 
     
 
 

 

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